Vignole et les compagnons du Tour de France

Texte non intégral de ma communication présentée lors du colloque international “Le Livre et les techniques. Avant le XXe siècle”, Paris, 18-19-20 juin 2014, et publiée intégralement in Le livre technique avant le XXe siècle. A l’échelle du monde, CNRS Éditions, 2017.
Se reporter à l’édition papier pour le texte intégral avec les notes (nombreuses et copieuses…) et les illustrations.

L’on sait l’importance considérable dans l’histoire de l’édition d’architecture de la Règle pour les cinq ordres d’architecture (1562) de l’architecte italien Jacopo Barozzi da Vignola (1507-1573), dit « Vignole », en France dès le xviie siècle. Dans sa chronologie des éditions de la Règle, établie en 1985, Maria Walcher Casotti avait listé 514 éditions; tenant compte des publications réalisées depuis cette date et des inévitables omissions parmi les éditions anciennes, il apparaît aujourd’hui que le nombre d’environ 600 est probablement atteint si ce n’est dépassé.

L’on sait aussi que la Règle est un traité d’architecture théorique, doctrinal même, réduisant la théorie architecturale à la maîtrise du vocabulaire des ornements et proportions classiques des chapiteaux, colonnes et entrecolonnements.

L’on sait encore que, du fait de l’importance de son illustration, la Règle fut finalement reçue comme un recueil de modèles. Cette tendance ira d’ailleurs en s’amplifiant, les éditeurs y ajoutant tout d’abord des vues d’édifices, des détails d’architecture et de décoration, puis, tout au long du xviiie siècle, des planches plus techniques de coupe des pierres, de charpente, de menuiserie et de serrurerie. Et généralement sans même un texte explicatif en regard. De la sorte, on aboutira au début du xixe à ces « vignoles » — le terme étant alors devenu un nom générique — qui restent toutefois des traités élémentaires d’architecture davantage que des manuels techniques à proprement parler.

Mais si cette évolution, au fil de ses nombreuses éditions françaises, vers le manuel technique a été bien mise en évidence par Jean-Philippe Garric, on connaît moins l’influence exceptionnelle que ce traité de Vignole a eue au sein des compagnonnages de métier, tant sur le plan professionnel que sur un plan quelque peu inattendu, celui des mythes et légendes.

Le Vignole en tant qu’ouvrage de base sur le « trait »

Au milieu du xixe siècle, dans son Livre du Compagnonnage (1839-1841), le premier historien des compagnons du Tour de France, Agricol Perdiguier (1805-1875), avait souligné à destination de ses lecteurs, principalement compagnons, la nécessité pour tout ouvrier soucieux de parfaire ses connaissances en matière de « trait » — c’est-à-dire le dessin technique et, plus globalement, le dessin d’architecture dans le vocabulaire compagnonnique de cette époque — de posséder et d’étudier le traité de Vignole. Cette maîtrise du dessin, et plus particulièrement de ses fondements géométriques, est la connaissance par excellence pour ces artisans, ce que représente fort bien leur emblème générique, que la franc-maçonnerie utilise également, celui de l’équerre et du compas entrecroisés.

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– Artículo*: Jean-Michel MATHONIÈRE –

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